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Bouresse, de la Révolution au début du XXIème siècle
Bouresse dans la presse

La commune de Bouresse n'a jamais trop fait parler d'elle, et les articles de presse du XIX ème et du début du XXème siècle ne relatent qu'assez rarement des évènements ayant eu lieu dans la paroisse. 
Voici cependant ce que j'ai pu trouver à la lecture des journaux de l'époque
 (L'Avenir de la Vienne - La Semaine - Sources AD 86) :
L`Avenir de la Vienne - 1ère page - journal républicain indépendant quotidien- Poitou
28 mars 1874 
"Encore un vol commis à l'occasion d'une foire (de la foire de Verrières), au préjudice du dénommé Dupré, habitant de Bouresse, et domestique du sieur Regnault. Cet homme venait de vendre des porcs, et il en avait le prix sur lui. Sans qu'il sache comment cela a pu se faire, le sieur Dupré s'est vu enlever les 200 fr., prix de la vente qu'il venait de faire. Comme cela vous engage à engraisser des porcs !"
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16 avril 1874
Les nouvelles locales annoncent la nomination des maires et adjoints nommés dans le département de la Vienne en vertu de la nouvelle loi.
Maire : M. Mesmin-Desvaux
Adjoint : M. Marcellin Millon
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18 décembre 1874
"Votre estimable journal a déjà signalé bien des dégâts commis par les loups dans nos campagnes. Voici encore un méfait à imputer à ces vilains et dangereux rôdeurs.
Ces jours-ci, des loups se sont introduits dans la bergerie du fermier de M. Savin, commune de Bouresse, et y ont prestement abattu vingt-cinq brebis. Pour pénétrer dans la bergerie, ils avaient préalablement rongé des barreaux de bois de près de 3 centimètres de diamètre. Besogne faite, ils ont entraîné avec eux quelques-uns de ces barreaux brisés, qu'on a retrouvés le lendemain dans le bois voisin, à plus de 500 mètres de l'habitation. 
Nos louvetiers peuvent se mettre en campagne, le gibier ne leur manquera pas."
(Courrier envoyé au journal par un habitant de Lhommaizé)
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La Semaine - Avenir du dimanche-Presse locale-Vienne-Poitiers

3 Juillet 1887 : la grêle
"Vendredi soir, 24 juin, la grêle est tombée dans la commune de St-Laurent de Jourdes. Hâtons-nous de dire que quelques villages seulement ont subi des pertes.
Il paraît que le même orage a fait beaucoup de mal dans la commune de Bouresse.
Et dire que si nous avons été grêlés, c'est grâce aux gens de Bouresse, pardon à la cloche ! 
Lorsqu'on a vu le nuage s'approcher de Bouresse, vite on a sonné la cloche (la bonne, car il y en a toujours une qui a le don de casser la grêle.) La nuée a eu peur du carillon et a pris une autre direction.
C'est du moins, ce que plusieurs personnes me disaient ce matin. Il aurait fallu être bien malin pour les convaincre du contraire." (La Semaine - AD 86)
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Fête nationale - Juillet 1887 : Quelle ferveur !

Fête nationale à Bouresse, juillet 1887 -La Semaine-L`avenir de la Vienne, article écrit dans la presses locale du Poitou - Archives Départementales 86 (1)Fête nationale à Bouresse, juillet 1887 -La Semaine-L`avenir de la Vienne, article écrit dans la presses locale du Poitou - Archives Départementales 86 (2)
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25 août 1889 :  Un fait rare
 "La commune de Bouresse, canton de Lussac-Les-Châteaux (Vienne), vient de perdre le 13 courant, un nommé François Berger, dit Cazabet, cultivateur, âgé de 69 ans.
Cette mort vient de rappeler un accident arrivé à cet homme le 16 septembre 1860, et le fait nous semble assez rare pour qu'il mérite d'être rapporté.
Berger, en tirant un seau d'eau, perdit l'équilibre et tomba dans le puits de Lépinet qui est d'une profondeur de 78 pieds et dont l'eau atteint seulement 40 c. de hauteur.
Dans sa chute, sa tête porta sur le seau et l'écrasa ; pour tout mal, le cuir chevelu fut arraché et rabattu sur sa figure.
Les voisins arrivés à son secours, s'apercevant qu'il vivait encore, eurent la présence d'esprit de lui jeter une corde qu'il eut la force de s'attacher autour du corps et c'est ainsi qu'il fut repêché.

Sept jours plus tard il reprenait ses travaux.
Il est curieux qu'après un tel accident cet homme ait pu revenir à la santé et vivre durant 29 ans du fruit de ses labeurs." (La Semaine)
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1er Février 1891 : Acte de sauvagerie
Dans la nuit du 13 au 14 courant, un inconnu a brisé la charrue que M.Touchard, propriétaire, avait laissé dans un champ près de la route de Queaux. 
Touchard a déjà été victime, paraît-il, d'actes aussi bêtes que méchants. La corde de son puits lui aurait été coupée plusieurs fois.
Espérons que l'auteur de tous ces méfaits ne tardera pas à tomber entre les mains de la justice. *****
22 Février 1891 : Explication galante et Touchante
"Ces jours derniers, vers midi, la nommée X... femme Z... demeurant à Bouresse, passait devant le domicile d'une de ses parentes, la femme Y...
Il paraît que la femme Y... avait fait courir le bruit que sa parente, âgée de 54 ans, avait donné dans son lit !!! une hospitalité aussi écossaise que simultanée à quatre (?) jeunes gens de la commune.
La femme Z... lui demanda pourquoi elle avait tenu ce propos. Pour toute réponse, Y... la renversa sur la route, et la frappa au point de lui faire perdre connaissance. Il paraît que la mère et la soeur de l'agresseur sont aussi venues lui prêter concours.
Voilà une affaire qui pourrait bien se dénouer devant la justice." (La Semaine)
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26 avril 1891 : Délit de chasse
"Dénoncé par un garde particulier de Toucheneuve, le sieur D... journalier à Bouresse, vient de se voir dresser un procès-verbal pour délit de chasse en temps prohibé." 
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17 mai 1891 : Tribunal correctionnel de Montmorillon
"Un braconnier, Duverger Pierre, de Bouresse, a été pris le 30 mars chassant en temps prohibé. Il est condamné à 50 francs d'amende et à rapporter son fusil au greffe."
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17 janvier 1892 : Vol de lapins
"Dans la nuit du 6 au 7 courant, un malfaiteur s'est introduit dans un toit où le sieur Touchard François avait déposé 6 beaux lapins, et les a emportés.
Touchard estime à 12 francs la valeur de ses anciens pensionnaires. L'auteur du vol est inconnu."
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6 mars 1892 : Vol de bois
"Le nommé M... Baptiste, cultivateur, a été surpris dans le bois Bonnet, coupant du bois appartenant au nommé Jarassier Charles.
Il reconnut le fait en ajoutant que c'était la première fois qu'il commettait une soustraction de ce genre. Procès-verbal a été dressé."
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5 juin 1892 : Renversée par un âne
"L'assemblée de Bouresse a été marquée par un regrettable incident.
Pendant la course aux ânes, la femme Nadeau, ménagère, ayant voulu frapper la monture de son petit garçon, a été renversée par les ânes des concurrents.
Dans sa chute, elle s'est fait une blessure à la tête et quelques contusions à l'épaule gauche.
La femme Nadeau a reçu les soins de M. le docteur Piorry de Verrières"
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11 septembre 1892 : Un escroc
"Le 2 août dernier, le sieur Debiais Louis, domestique, originaire du Vigeant, se présentait à l'auberge Poguet déclarant qu'il venait d'hériter de son oncle et qu'il désirait prendre pension dans ce restaurant.
Très confiant - trop confiant même - Poguet accepta et hébergea l'individu qui pendant son séjour trouva le moyen de dérober une somme de 3 francs déposée dans un tiroir.
Tout récemment, a Debiais disparu sans avoir pris soin, avant son départ, de régler la facture qui s'élève à 100 francs environ.
Plainte a été déposée et Debiais est aujourd'hui très activement recherché."
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13 novembre 1892 : Mort accidentelle
"Dans l'après-midi du 4 novembre, la dame Reymondière étendait du linge dans un pré, sis derrière sa maison ; son fils Emile, âgé de deux ans et demie jouait dans les environs.
Son travail terminé, et ne voyant plus l'enfant, elle l'appela : ne recevant pas de réponse, elle se mit à sa recherche et, après un quart d'heure, découvrit son corps dans une fosse pleine d'eau, creusée pour donner à boire aux animaux.
Elle s'empressa de le retirer de l'eau et de lui donner des soins, aidée de ses voisines Maillocheau, Guillon et domestique ; tout fût inutile.
Le docteur Piorry, appelé, ne put que constater le décès." (La Semaine)
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11 décembre 1892 : vol de bas et chaussettes
"La nommée Pasquet Marie, femme de Grandon Jacques, de la commune de Bouresse, est condamnée à 48 heures d'emprisonnement et 100 fr. d'amende pour vol de bas et chaussettes."
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12 juillet 1896 : Résultats du Certificat d'Études Primaire 
Canton de Lussac-les-Châteaux
Sont reçus, de la commune de Bouresse, Louis Verret, Albert Pradeau, Baptiste Thévenet, Charles Augris et Maurice Pradeau. (La Semaine)
 
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8 novembre 1896 : Jambe broyée 
"Un triste accident vient d'arriver au sieur Auzanné Fabien, domestique chez M. Joyeux, épicier à Bouresse.
Mercredi matin, Auzanné était parti de l'Isle-Jourdain, après son déjeûner ; il conduisait une charrette très chargée.
Il était monté dans son porte-fainéant ; tout à coup, il tomba la face en avant, et la roue de la charrette lui passa sur la jambe gauche qui fut broyée au-dessus de la cheville.
M. le docteur Pierry, appelé en toute hâte, n'a pu se prononcer sur la gravité de la blessure ; il craint d'être obligé de faire l'amputation." (La Semaine)
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11 juillet 1897 : Un legs
"Suivant des dispositions contenues au testament olographe de M. Charles Florentin Aubar en date du 20 avril 1887, déposé en l'étude de Me Huguet, notaire de Poitiers, 24, rue de l'Industrie, l'un de ses héritiers doit donner chaque année et à perpétuité à l'époque de la Saint-Jean, à chaque pauvre des maisonnettes de Bouresse, trois stères de bois ou une corde, cinquante fagots écurons, et à la récolte, quinze doubles décalitres de blé froment ; chaque année, à domicile, aux personnes les plus pauvres de la commune de Bouresse cent cinquante livres de pain le premier janvier et la même quantité le premier juillet ; cinq cents francs pour émoluments d'un vicaire ou remettre la somme de dix mille francs à la fabrique de la commune de Bouresse.
Conformément à l'article 3 du décret du 1er février 1896, les héritiers inconnus de M. Charles Florentin Aubar sont invités à prendre connaissance dudit testament, à donner leur consentement à son exécution ou à en produire leur moyen d'opposition" (La Semaine)
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