SandrinePhotos - Esprit Nature
Gros plan sur la statue de la Vierge église notre dame de Bouresse (8)
Bouresse, de la Révolution au début du XXIème siècle
extrait de la carte de Cassini 1750 Bouresse et ses environs
Bouresse et ses Environs en 1750
Entourée des communes de Verrières, Mazerolles, Gouex, Queaux, Saint-Secondin, Brion et Saint-Laurent-de-Jourdes (Extrait de la carte de Cassini)
 En 1768, la seigneurie de Bouresse est transmise à la famille Mesmin Des Vaux. La Révolution marque la fin de l'ère de l'abbaye de Nouaillé.  
Les biens de l'Église sont vendus aux enchères. Ainsi, un four banal et sa halle, situé au bourg de Bouresse, sont vendus aux enchères le 21 mars 1791. Au courant de cette même année furent également vendus des biens nationaux comme un mas de terre en brandes dépendant du prieuré de Bouresse, un pré dépendant de la cure, appelé les Mormats, ainsi qu'une petite masure dépendant de l'abbaye de Nouaillé. 
Cette dernière est vendue en 1792 et devient alors église paroissiale.
La métairie d'Abéan (aujourd'hui Nablan) est mise en vente à 3200 livres en mai 1792.
 
(Source : Journal du Département de la Vienne - AD 86)

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René Rafin, dernier prêtre à Bouresse avant la Révolution, vote le serment constitutionnel qui établit un nouveau statut pour le clergé : les prêtres sont désormais payés par l'État et ne dépendent plus du Saint-Siège. Mais cette réforme n'est pas au goût de tout le monde, seule une moitié du clergé y est favorable. La Terreur, menée par Robespierre de 1792 à 1794, met fin à cette volonté de réorganisation du clergé en persécutant, exécutant ou déportant les prêtres, qu'ils soient jureurs ou non. Toute activité religieuse est alors interdite et un grand nombre d'évêques et de prêtres démissionne, comme l'abbé Rafin. À la chute de Robespierre, l'Église constitutionnelle reprend en mains le sort de l'Église de France, rétablit la liberté des cultes et la réouverture des églises. Mais Napoléon Bonaparte et le Pape Pie VII signent un Concordat en 1801 (26 messidor an IX) qui exige l'élection de nouveaux évêques et signe la fin de l'Église constitutionnelle.    
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Les prêtres à Bouresse après la Révolution
À la Révolution, Jacques Pasquait (ou Pasquet), officier public de l'état civil, membre de la municipalité de la commune de Bouresse, est élu le 27 décembre 1792 pour rédiger les actes destinés à constater les naissances, mariages et décès des citoyens.
En 1800, Guillant Desclouzeau est nommé au rétablissement du culte jusqu'en 1804. Puis vinrent Florentin Pasquier de 1804 à 1824, Adolphe Gibaud de 1824 à 1826 qui fut remplacé suite à un acte de désobéissance envers l'Evéché par l'abbé Favreau, curé de Verrières, jusqu'en 1828.
Tombe de l`abbé Jacques Gaillard 1890, cimetière de Bouresse, Poitou-Charentes
L'abbé Jacques Gaillard fit tout son sacerdoce à Bouresse, de 1828 à 1887. Mort le 20 décembre 1890 à l'âge de 85 ans, il fut enterré à Bouresse, tout près de la statue du Serpent de pierre qu'il avait fait sculpter par Pierre Soulas pour chasser les mauvais esprits du cimetière. Il oeuvra tout au long de sa vie pour le bien-être de ses fidèles. L'inhumation se fit en présence du maire, M. Mesmin des Vaux, de Pierre Verret, cultivateur de 35 ans, et d'Alfred Rigaud, sacristain de 23 ans. Jacques Gaillard, né à Poitiers, était le fils de Jacques Gaillard et Catherine Dagnaud.
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Jean-Baptiste Granger prit sa succession en 1887 jusqu'en 1895. Puis, Marcel Lalandre de 1896 à 1907, Cyrique Taverneau jusqu'en 1922 et Narcisse Pailler de 1922 à 1932.
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Puis vint René Godet de 1933 à 1938. 
Du fait de ses compétences, de son dévouement et de sa grande bonté, il fut nommé par Mgr l'Evêque de Poitiers, curé de Saint-Pierre-des-Echaubrognes, près de Châtillon dans les Deux-Sèvres le 25 janvier 1938 et quitta Bouresse avec beaucoup de tristesse. Il s'était beaucoup investi dans la vie de la paroisse. Il avait fait remplacer les bancs de l'église, tenait une bibliothèque paroissiale et organisait des séances récréatives avec les enfants de choeurs pour divertir ses paroissiens.
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Lui succéda un non moins charismatique personnage, du 20 février 1938 au 12 avril 1945 : l'abbé Gabriel Faroux, né en 1896 à Thénezay, ancien curé d'Amberre, canton de Mirebeau dans la Vienne. Les élus, les membres du Conseil de Fabrique, les chanteuses et les enfants lui réservèrent un accueil des plus chaleureux. À l'église, on chanta en son honneur, le Magnificat, le plus beau de tous les cantiques. 
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L'abbé J. Müller, curé des réfugiés mosellans, remplaça l'abbé Faroux, mobilisé pendant la guerre, du 3 décembre 1939 au 16 juin 1940. 
Abbé Georges Touraine, Prêtre à Bouresse de 1945 à 1949, Poitou-Charentes
Puis vinrent l'abbé Georges Touraine de 1945 à 1949, Emile Moulin de 1949 à 1969, Pierre Ganne de 1969 à 1985 et enfin, René Bruschet jusqu'en 2015.
Chapiteau historié, sculpté par M. Soulas, tailleur de pierres à Bouresse, Poitou-Charentes, XVIIIème siècle (1)pfChapiteau historié, sculpté par M. Soulas, tailleur de pierres à Bouresse, Poitou-Charentes, XVIIIème siècle (2)pf
Chapiteau historié, sculpté par M. Soulas, tailleur de pierres à Bouresse
Lors d'une séance de la Société des Antiquaires de l'Ouest de 1929, en présidence du colonel Chevallier-Rufigny, fut mentionné par  M. Eygun ce chapiteau, largement inspiré du style roman, sculpté par  M. Soulas, tailleur de pierre à Bouresse au milieu du XVIIIème siècle. Il supportait autrefois une croix sur la place de l'église et se trouve désormais dans le choeur, à droite de l'autel, sur des dalles en pierre décorées d'abeilles colorées. Les sujets représentés sur chaque face sont la création de l'homme et de la femme, la faute d'Adam et Êve, leur expulsion du paradis terrestre et la Crucifixion. (Source : SFO jeudi 21 février 1929)
 
Le Clocher de l'Église Notre-Dame de Bouresse
Clocher, les trois cloches de l`église de Bouresse 28.03.2008 Clocher de l`église Notre dame de Bouresse et sa girouette (1)
Photographie Arlette M. (mars 2008)
La première cloche de l'église de Bouresse aurait été fondue par un certain André, fondeur, entre 1627 et 1659.
 Le 8 septembre 1737 a été faite par Louis Faure, curé de la paroisse, la cérémonie de la troisième cloche de l'église Notre-Dame de Bouresse, fondue du 28 août de la même année. Les parrains et marraines étaient Mgr. Mathias Poncet de la Rivière, prètre, docteur en théologie du diocèse de Paris, Prédicateur Ordinaire du Roy, vicaire général et officier de la province de Perche, abbé commendataire de l'abbaye royale de Saint-Junien de Nouaillé, diocèse de Poitiers, et qui devint par la suite Evêque de Troyes (1742-1758), et dame Marguerite Dassier, veuve de feu Jean Armand Poussard, Marquis de Fors et du Vigean. Ces deux personnes, absentes ce jour-là, furent remplacées par M. Jean Gambier, conseiller du Roy, contrôleur ancien des finances, domaines et bois du Poitou et damoiselle Marie Anne Thiaudière épouse de M. Nicolas Sansiquier, procureur fiscal de la juridiction à Bouresse et Mazerolles. (Source : A.D Bouresse - 1737)  

Le 16 septembre 1783 a été bénite la seconde cloche de cette paroisse et ont été parrain et marraine M. Michel Martin, chirurgien à Bouresse et damoiselle Marie Anne Lafond, veuve de feu M. Jacques Abonneau, notaire de ce bourg. La dite cloche a été nomméee " Marie Anne Barbe" et quoi que le nom de M. Viot et de sa femme sont dessus, ils ne sont point du tout ni parrain, ni marraine. (Sources : AD 86 - Bouresse BMS 1771-1784)
En 1890, les trois anciennes cloches datant de la Révolution furent remplacées par trois nouvelles cloches, fondues par la Fonderie de Saint-Loup à Orléans. Elles pesaient et pèsent toujours 144 kilos pour la plus petite (Ré), 206 kilos pour la moyenne (Do) et 291 kilos (La dièse) pour la plus grande.  

L'électrification des cloches fut réalisée en 1973 par les Etablissements Bodet, grâce à la participation des fidèles à hauteur de la moitié des dépenses.
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Château de M. Hubert et ses rosiers en fleurs
 M. Jacques Pasquait devient le premier maire de Bouresse en décembre 1792. Suivront MM.Thiaudière, Laprade, Mesmin, Aubar, Dumineret, Mesmin des Vaux, Chevalier, tout au long du XIXème siècle.
Au cours du XXème siècle, se succèderont MM. Maurice et André Hubert, Pacaud, Soulas, Thévenet, Ha, Hébras, Bienvenu, Mesmin des Vaux et Debiais.
Le XXI
ème siècle élit M. Dolin à la tête du conseil municipal.
En 1793, on recense 813 habitants, démographie qui ne cessera d'augmenter jusqu'à la fin du XIXème siècle, avec un pic de 1329 habitants en 1851 et de 1331 habitants en 1896. Ces chiffres déclineront progressivement pour atteindre les 577 âmes, en 2012 (date du dernier recensement).

  • SandrinePhotos dit :
    30/11/2014

    Pardon d'avoir tant tardé à vous répondre. Dans la légende du serpent de pierre, racontée par l'abbé Gaillard, il est dit que c'est le prêtre de l'époque , "saint homme, savant, connaissant la musique, la sculpture et beaucoup d'autres choses", qui sculpte la croix. Ce prêtre serait enterré près du serpent dans un tombeau qu'il a lui-même sculpté. D'après ce que j'ai pu lire, la sculpture originelle daterait de la fin du 18ème siècle, puis aurait été reconstruite en 1853 et bénie en 1858. Ces dates correspondraient-elles à l'oeuvre de M. Soulas ?

  • DESCENDANT SOULAS dit :
    22/11/2014

    Très belle présentation et surtout belle mise en valeur du village de Bouresse cependant je pense que ce n'est pas le curé de l'époque qui a sculpté le serpent de pierre situé dans le cimetière mais plutôt le tailleur de pierre SOULAS (le même qui a réalisé le chapiteau situé dans l'église maintenant)
    felicitations pour cette belle histoire de bouresse
    j m VERGNAULT

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