SandrinePhotos - Esprit Nature

Bouresse et son Histoire

Place de l`église notre dame de Bouresse Noir et Blanc
Place de l'Église Notre Dame à Bouresse
Cette église est inscrite sur la liste des Monuments Historiques depuis 1937.
La première citation de l'église Sainte-Marie (Sanctae Mariae) remonte à l'année 936, alors qu'elle dépendait de l'abbaye de Nouaillé Maupertuis.
Bas-Relief de la Façade occidentale de l'Église Notre-Dame de Bouresse
à gauche, un homme se fait attaquer dans le dos par un animal
au centre, un homme priant, une croix, évocation du sacrifice d'Isaac
à droite, un homme tient une bête en laisse et lui enfonce un épieu dans le dos

L'Église Notre-Dame, remaniée au XIXème siècle, présente de très nombreuses sculptures d'animaux et de figures humaines sur sa façade occidentale.
 En 1835, les voutes de la grande nef, celles des chapelles colatérales et une partie de la petite nef au sud ont été reconstruites en briques au frais de la commune.
 En mars 1863, les vastes douves encore présentes autour de l'église du côté sud sont comblées et l'on fait démolir une maçonnerie qui surchargeait le mur de la façade.

 Détails des Sculptures des Chapiteaux du Portail Occidental
Portail sud de l`église Notre Dame Eglise romane du XIIè siècle Bouresse Poitou-Charentes
Portail sud de l'église Notre-Dame de Bouresse (XIIème siècle)
Ce portail est inscrit sur la liste des Monuments Historiques depuis 1925.
Photographie récompensée le 20 octobre 2012 par le Club photo de Saulgé en Pays Montmorillonnais dans le cadre du concours "Fier de ma commune" (9ème place)

Décors de feuillages, palmettes, volutes, rinceaux, entrelacs et dents de scie pour ce portail en plein cintre très représentatif de la sculpture romane du XIIème siècle.

Aigle sur sa Proie et Danseuse coiffée de Tresses
Détails des Sculptures deChapiteaux du Portail Sud
inscription église notre dame de Bouresse datant du XIème siècle
ANSCHARIUS PRESBITER REFECIT ISTAM ECCLESIAM
C'est en 1835 que cette inscription fut découverte.
Un prêtre nommé Anscharius aurait fait rebâtir l'église de Bouresse au XIème siècle. Ce glyptique, inscription gravée sur une pierre, est classée monument historique.
inscription façade de l`église Notre Dame de Bouresse PF
HUJUS AEDIS FRONS REAEDIFICATA EST ANNO 1873
Comme l'indique cette inscription visible sur sa façade occidentale, l'église Notre Dame a été remaniée au XIXème siècle.
Pierre tumulaire tombe d`un chevalier sculpture blason façade église Notre Dame de Bouresse (8)
Dès les XIIIème et XIVème siècles, les pierres tumulaires étaient chargées de transmettre à la postérité le statut social de leurs défunts. Ainsi, les tombes des chevaliers arboraient une épée, un bouclier, des armoiries ; celles des prêtres, une croix, un calice, un missel ; les artisans choisissaient d'y graver leurs instruments de travail : le forgeron, des tenailles, un soufflet, un marteau ; le boucher, son couperet ; le tisserand, des cisailles et des navettes etc...  Deux très anciennes pierres tombales, ornées d'un écu avec une épée en sautoir , encadrent toujours le portail occidental de l'église. La marque d'un calice surmonté d'une hostie a été relevée en 1845 sous l'une des deux dalles, lors d'un inventaire des biens de la paroisse. Le cimetière de Bouresse recèlerait-il également de tels chefs d'oeuvres? Le temps qui passe efface malheureusement ces ornementations et emporte avec lui toute leur histoire...
(Source : Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest-Tome XXVIII année 1863) Intérieur de l`église Notre Dame de Bouresse (2)Intérieur de l`église Notre Dame de Bouresse
Intérieur de L'Église Notre-Dame
Cette église à croix latine est une des rares églises romanes rurales à posséder une nef à 3 vaisseaux, alors que presque toutes ont le défaut d'avoir des bas-côtés beaucoup trop étroits. Les piliers sont flanqués de 4 colonnes étroitement soudées. Les chapiteaux sont simples, au décor de feuillages ou de volutes et les bases des piliers sont ornées de sculptures géométriques.
Vitrail de l`église Notre Dame de Bouresse, Atelier Gustave-Pierre Dagrant, Bordeaux, 1902, P`tite balade à Bouresse avec Béatrice Guyonnet, Pays montmorillonnais, Dimanche 23 juin 2013 (57)
Vitrail de l'église Notre Dame de Bouresse
Ce vitrail ou verrière a été réalisé par l'Atelier Gustave-Pierre Dagrant de Bordeaux, Anno domini 1902  inscrit en bas à droite, alors que Marcel Lalandre exerçait en tant que prêtre de la paroisse. Il représente une sainte auréolée, parée d'un tissu bleu roi et entourée d'angelots. Son cadre est à décor végétal, feuillages et fleurs de lys. Il se trouve dans le choeur, à l'arrière de l'autel et s'aperçoit dès nos premiers pas dans l'église. Légèrement endommagé depuis quelques temps, il a tout récemment été restauré aux frais de la commune.
vierge à l`enfant XVIIème église Notre dame de bouresse
Statue de la Vierge à l'Enfant
Très jolie sculpture en pierre polychrome du XVIIème siècle. On peut relever une grande ressemblance dans les visages de ces 2 personnages(cheveux, joues roses et petite bouche bien marquée)


Les Abeilles de Sainte Rita - (1381-1457)
À l'Arrière de l'Autel de l'Église Notre-Dame, à Bouresse, se trouvent des Dalles très anciennes sur lesquelles sont représentées des Abeilles aux Ailes ouvertes et fermées. La Légende les associe aux Miracles de Sainte Rita, de ces Abeilles qui ne la piquaient jamais et de son Pouvoir de Guérison miraculeux...
............
Au XIIIème siècle, la seigneurie de Bouresse compte probablement un millier d'habitants mais reste repliée sur elle-même. Le manque de terre cultivable se fait rapidement sentir alors que la population ne fait que progresser. Ainsi, comme cette région est envahie par les brandes et très difficile à défricher, la production agricole devient insuffisante et de mauvaises récoltes n'arrangent rien. Le coût de la vie augmente et l'argent se fait rare. Il faut morceler les exploitations existantes. Les religieux de Nouaillé profitent de cette situation de crise qui frappe les petits seigneurs pour reconquérir les fiefs et les droits perdus et
renforcer leur autorité dans le but de tirer de plus grands revenus de leur domaine...

Clocher de l'Église Notre-Dame de Bouresse
Le clocher fut restauré à de nombreuses reprises :
En 1858, la charpente du clocher fut reconstruite à neuf par la commune pour la somme de
994 fr.40 centimes. (Notes de l'abbé Gaillard)
Déjà en mauvais état, il fut atteint par la foudre en juin 1947. Il fut complètement remis à neuf
(ardoises et charpente) en fin d'année 1947 par les soins de la municipalité de Bouresse. À
cette occasion, une corde neuve et 2 demies cordes pour les cloches furent payées par la commune.
L'abbé Touraine officiait alors dans notre paroisse.
 Le clocher a été à nouveau restauré en début d'année 2015 par l'entreprise de couverture Abaux
de La Trimouille.
Au cours du XIIIème siècle, de nouvelles terres sont défrichées et cultivées, comme l'Épinet ou Habéan (aujourd'hui Nablan). L'abbaye retrouve une grande part de son autorité sur la région en limitant les pouvoirs des officiers seigneuriaux, les châtelains de Lussac continuant malgré tout à revendiquer leurs droits et leurs privilèges sur les terres de Bouresse. C'est un vrai bras de fer que se livrent les deux parties. L'exercice de la justice est également sujet à discordes mais un compromis entre les seigneurs de Lussac Hélie de la Vergne et Guillaume Chenin et l'abbaye de Nouaillé parvient à être signé au sujet de la haute justice de Bouresse vers 1216.
 
Ce n'est qu'à la fin du XIIIème siècle que l'abbaye de Nouaillé recouvre une souveraineté totale sur la seigneurie de Bouresse. Les dons (fiefs, maisons, droits) en faveur de l'abbaye se multiplient. Seul le prieur de Bouresse est habilité à rendre la justice. Un vol par effraction nocturne était ainsi puni de mort. Le coupable était pendu et mis aux fourches en public. Si l'on avait commis bien moindre crime, on nous bannissait ou nous coupait l'oreille. Mais tout récidiviste était pendu. Les corps des suicidaires étaient trainés dans tout le village, puis empalés sur des fourches. Les femmes étaient portées au bûcher. Les criminels attendaient leur jugement en prison mais il y avait bien peu de salut de l'autre côté des barreaux. (Source : La seigneurie de Bouresse en Poitou du XIè au XIIIè siècle -Rodrigue Lavoie)
Pierre sculptée visible dans le mur d`une maison Grand`Rue Bouresse Poitou-Charentes
Au XIVème siècle, le Prince Jean, fils du Roi de France et Comte de Poitou, accorde aux habitants de Bouresse une exemption de guet au château de Montmorillon. 

 
 



Créer un site
Créer un site