SandrinePhotos - Esprit Nature
Refuge LPO le Verger, Bouresse 86410 Sud-Vienne, Poitou-Charentes
Refuge LPO "Le Verger" Page 10
Carpe Ko, Voeux de bonne année 2026, Aquarelle Sandrine Berthault, SandrinePhotos Esprit Nature.jpg
Carpe Koï réalisée à l'aquarelle le 29/12/2025
Une nouvelle année commence et malgré le chaos qui règne sur la Terre, elle continue de tourner. 
Je souhaite la fin de la discorde et la Paix dans le monde, mille raisons de s'émerveiller face à une Nature résiliente, combative, si malmenée et pourtant toujours présente pour nous nourrir et nous enchanter.
Tous mes voeux pour 2026 !

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Sanglier qui se nourrit sur une dépouille de chevreuil
Il est toujours très triste de voir un animal mort. Nous ne saurons jamais ce qui est arrivé à ce jeune chevreuil retrouvé étendu sous un buisson. Un sanglier passant par là en a profité pour se nourrir des viscères du pauvre animal. Dans la nature, tout à une raison d'être, tout se recycle, rien ne se perd...

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Nettoyage des nichoirs au Verger, Bouresse, Oeuf de mésange bleue trouvé dans un nid en janvier 2026 (19).jpg
Nettoyage des nichoirs au Verger
Début janvier. Il est grand temps de nettoyer les nichoirs. Les mésanges ont déjà dû les repérer et réserver leur place pour leur première nichée.
Ces petits travaux d'hiver offrent parfois des surprises. Un oeuf de mésange abandonné, des mues de chenilles, des chrysalides éventrées et même des loirs pelotonnés. Les couches de mousse, de brindilles, de poils et parfois même de fibres synthétiques, savamment entrelacées, se superposent pour former un nid bien douillet. 
Mais mieux vaut tout retirer maintenant, passer un bon coup de chalumeau pour détruire les acariens encore présents dans les nichoirs et offrir aux mésanges et autres passereaux intéressés, un logement sain.
Nous guetterons dans quelques temps les premières allées et venues des oiseaux tenant dans leur bec un peu de mousse, de fines brindilles, de la laine de brebis ou des poils de chien. Mais pour l'instant, profitons de l'hiver et de ses belles journées ensoleillées tout en nourrissant de tournesol ces petites boules de plumes. 
(Bouresse, Le Verger, 11/01/2026)

Nettoyage des nichoirs au Verger, Bouresse, bloc de mousse, nid d`oiseaux, mésanges (12).jpg
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Mare de la Croix Curé, Bouresse.jpg

Mare de la Croix Curé
À deux pas du Verger se trouve la petite mare communale de la Croix Curé. Toute refaite il y a quelques années, la végétation et la faune commencent à reprendre possession des lieux. Et avec ce début de mois d'avril étonnament chaud, c'est concert tous les jours ! 
Le printemps est bien là. Avec les fortes températures de ces derniers jours, c'est presque l'été qui s'invite. Les grenouilles mâles sont regroupées du côté où l'eau est la moins profonde de la petite mare communale, prêtes à bondir dans les tiges de massettes pour se dissimuler. Et c'est à celui qui chantera le plus fort et le plus longtemps. Leurs sacs vocaux ne cessent de se gonfler et de se dégonfler. Ils se montent dessus, comme pour essayer de noyer leurs congénères, pour montrer qui est le plus fort, de peur de ne pas être choisi, peut-être. Car, attention ! Mesdames surveillent tout ce petit monde de l'autre côté de la mare, cachées dans les joncs. Elles choisiront bientôt l'élu de leur coeur... (Le Verger, Bouresse, 08/04/2026)
Portrait de Grenouilles vertes de la mare de la Croix Curé, Bouresse (88).jpg
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Mai 2026 : les températures sont excessivement élevées, autour de 34°C pour le sud de la Vienne.
Les mammifères et les oiseaux se retrouvent autour des coupelles d'eau mises à leur disposition dans le jardin.
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Rougequeue, nid dans un chapeau (91).jpgRougequeue, nid dans un chapeau (81).jpg
Nid de Rougequeue dans un chapeau de pluie

Voici une nichée insolite et incroyable quand on pense aux températures extrèmes que nous connaissons depuis la fin du mois de mai. Ce nid a été confectionné en l'espace d'une semaine dans un chapeau (de pluie) au tout début du mois de juin. Déplacé un peu plus haut le 08 juin car trop près de la porte d'entrée. Nos allées et venues risquaient de les déranger. Et depuis, ce nid qui n'a jamais été abandonné par les parents. Une femelle qui ne s'est jamais arrêtée de couver.
Mais pendant de longues semaines, beaucoup d'incertitudes : la femelle trouvera-t-elle la force de rester sur le nid ? Comment se protège-t-elle de la chaleur ? Les oeufs vont-ils arriver à terme ? Les parents seront-ils toujours là pour les nourrir ? Y aura-t-il assez de nourriture ?
Et puis un jour, de petits piaillements en provenance du nid, signe que les premières naissances ont eu lieu. Des va-et-vient constants pour nourrir les petits. Seront-ils deux, trois, quatre ? Difficile à dire pour le moment. Mais il y a toujours deux becs grands ouverts quand vient le temps de la becquée.
Pour l'instant, ?
il reste encore des chenilles dans le jardin, mais cela va-t-il durer ? C'est qu'ils en mangent beaucoup par jour, les petits ! Et il fait de plus en plus chaud...Les plantes ont fleuri trop vite, les fleurs sont sèches. L'herbe autrefois verte et comme de la paille. Toutes les espèces souffrent et nous souffrons de les voir souffrir.
Rougequeue, nid dans un chapeau (280).jpg
Un mois plus tard, le 8 juillet, un premier petit sort du nid dans la matinée et un second un peu plus tard dans la journée.
Les parents viennent les nourrir sur les poutres qui soutiennent leurs petites pattes fragiles. Ils s'émancipent et descendent de leur perchoir pour se mettre à l'ombre des arbres.
Mais ils vont encore nous surprendre. De nouveaux piaillements se font entendre en provenance du chapeau ! Il y a encore des petits dans le nid. Des retardataires, des plus petits que les deux premiers peut-être, des moins rapides à sauter sur la nourriture, mais qui n'ont jamais été délaissés.
Et le 12 juillet, voici deux nouvelles petites boules de plume sorties du nid qui attendent patiemment leurs parents.

Deux jeunes rougequeues nés pendant la longue canicule de 2026, le Verger, Bouresse (8).jpg
Deux jeunes rougequeues nés pendant la canicule de juillet 2026

Donner naissance à 4 petits alors que les températures moyennes de ces dernières semaines tournent autour de 35-38°C, des maximales légèrement au-dessus de 40°C, que le vent est chaud, qu'il ne pleut pas, que les nuits ne rafraîchissent plus.
De vrais warriors, ces petits rougequeues ! Heureusement que le jardin est généreux et que chenilles et insectes ne manquent pas ! Et quelle persévérance de la part des parents ! Un bel exemple à prendre !
Espérons que le temps change et que les températures redeviennent normales pour la saison. Cela a assez duré.

Mais quelle est la norme, maintenant ? Tout est bouleversé...et nous sommes bien impuissants face aux éléments.
(Le Verger, Bouresse, 12/07/2026)

  • Michel C dit :
    13/7/2026

    Bonjour Sandrine, ...... Pas si bêtes ces rougequeues, ils savent très bien que par ces temps de canicule le chapeau de pluie ne va pas servir, alors autant qu'il serve à autre chose !!!! Comme vous , je m'interroge sur la capacité des parents à maintenir la température nécessaire à une bonne couvaison ? J'ai cherché et lu que pour aller à l'éclosion , un oeuf d'oiseau doit être maintenu entre 37,2° et 37,7°, alors comment font-ils sans instruments de mesure ? Bravo à votre petite famille. Ce sont des futurs résistants aux canicules à venir, nous retrouvons là les théories de Darwin sur l'adaptation.
    Ici j'ai sauvé une jeune mésange tombée du nid et qui était très très assoiffée, quelques gouttes dans le bec avec un compte goutte et la voilà repartie réclamer la becquée aux parents restés dans le parages.
    Bon été à vous, restez bien au frais à la Planchette, au bord de l'eau.

  • SandrinePhotos dit :
    14/1/2026

    C'est moi qui ai un peu de retard ! L'essentiel, c'est que cela soit fait, l'hiver n'est pas fini !
    Sandrine

  • Michel C dit :
    13/1/2026

    Bonjour Sandrine, Je suis un peu en avance, mes deux nichoirs sont nettoyés depuis le 1er Novembre. Cette date est un vieux restant du jour férié que je consacrais aux nichoirs et mangeoires quand je travaillais. J'y ai trouvé souvent des cocons de bombyx disparate, en état ou éventrés.
    On dit que les mésanges commencent le repairage des sites de nidification des l'automne,mais Janvier çà va encore.
    Il n'y a plus qu'a attendre le printemps avec patience.
    A bientôt